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Découverte de la civilisation Crétoise

Les sites de Gortyne et Lato

Palais  minoens

Cnossos : fresques

Paysages

Histoire / Mythologie

 


Gortyne - une des villes les plus riches de Crète, au dire de Platon -
a sans doute été la rivale de Cnossos, à l'époque grecque archaïque,
avant de devenir un important centre d'activités à l'époque romaine.


L'Odéon (petit théâtre d'époque romaine destiné aux spectacles de musique).
Dans le fond, le bâtiment (moderne) qui abrite les pierres où est gravé le "code".


Elle atteint alors le sommet de sa prospérité
et devient la capitale de l'île. Elle sera la
première ville de Crète à adopter
le Christianisme, comme en témoignent
les vestiges- ci-dessous - de la basilique 
dédiée à
Aghios Titos (Saint Tite) ,
l'un des premiers temples chrétiens
qui date du VI° siècle ap. J.C.

 


L'une des grandes pierres du fameux "code" de Gortyne,
où étaient gravées les lois de la ville.
Ecrites en dialecte dorien, elles datent de la fin du VI° siècle av. J.C.


La
législation de Gortyne est encore à la base
de beaucoup de lois fondamentales
de notre droit pénal. Elle aurait inspiré Platon
pour son ouvrage des Lois.
Ces tables contiennent des lois de la procédure
criminelle, du droit civil, familial, commercial ...
Ces lois exigeaient des preuves objectives pour la culpabilité ou l'innocence de l'accusé,
n'infligeaient pas de peines barbares,
et la peine de mort n'était en général envisagée
qu'après les tentatives infructueuses de
"composition" (compensation financière)
avec la partie adverse.
Ces lois de Gortyne garantissaient un certain
nombre des droits de la femme
(en cas de divorce, viol, adultère ..)
et lui laissaient une liberté qu'elle n'avait
pas toujours dans d'autres cités grecques
.
 


Curiosités :

    C'est à Gortyne, non loin de l'édifice qui abrite les célèbres lois, qu'on montre encore le platane toujours vert sous lequel se sont unis Zeus et Europe, la jeune fille que le dieu a enlevée sur son dos, après avoir pris la forme d'un taureau blanc.
     

           C'est autour de Gortyne aussi que l'on cherche parfois l'emplacement du labyrinthe où Minos avait enfermé le Minotaure.
     

 

montée à Lato 

    Le site de LATO
    ville dorienne du VII° siècle avant J.C.,
    qui doit son nom à la mère d'Apollon et d'Artémis

            La fondation de Lato Etera (la "seconde Lato", pour la différencier de la ville-port) remonte vraisemblablement à l'époque des invasions doriennes ; elle devint la principale cité de la région au cours du VII° siècle et fut florissante aux époques classique (V° et IV° siècles) et hellénistique (III° et II° siècles).
            Son port, Lato pros Kamara (Lato vers Kamara), occupait le promontoire sud de l'actuelle ville d'Haghios Nikolaos.

              "L'excellent état de conservation de ses ruines et la beauté de sa situation font de Latô l'un des sites les plus spectaculaires de la Crète classique. La cité, sans avoir joué un rôle important dans  l'histoire politique ou artistique de l'île, donne une très bonne idée de ce que pouvait être une cité crétoise dans l'Antiquité."

  Pierre Ducrey, in L'art grec - Mazenod  

 

  La montée vers le haut de la cité

Les édifices publics de la cité :

    1. les vestiges d'un temple de taille modeste (10 x 6 m environ),
    il comporte seulement 2 pièces :
    - un pronaos (vestibule, entrée)
    - une cella, où se dressait la statue du dieu
    Devant l'entrée, se trouve un autel,
    comme dans la plupart des sanctuaires classiques.

    2. les vestiges de la salle du conseil (prytanée) :
     dans ce bâtiment, situé au nord de l'agora, se tenaient les magistrats.
    Il comporte deux grandes salles de conseil bordées de banquettes
    et deux petites salles d'archives. 

    (Ce temple aurait été dédié à Ilithye, déesse des accouchements, peut-être pour la remercier d'être enfin venue aider à la délivrance de Létô, malgré la colère et l'interdiction d'Héra)

    Un escalier de 8 à 10 marches y conduit, flanqué de deux tours dont les bases sont encore visibles au pied des marches.