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Découverte de la civilisation Crétoise
Les palais minoens :
Cnossos et Phaistos

Cnossos : fresques

Gortyne / Lato

Paysages

Histoire / Mythologie

 

 "Evoquer la vie quotidienne en Crète au temps de Minos, ce n'est pas simplement
découvrir une époque privilégiée où l'art, les techniques et l'organisation sociale
ont atteint leur point de perfection, ni même célébrer le plus juste et le plus
sage des héros (Minos) :
c'est assister au premier éveil, au premier sourire,
aux premiers gestes de la jeune Europe.
"
        (P. Faure - La Crète au temps de Minos)

 

 

    Le palais de Cnossos (à 5 Km d'Héraklion) a été découvert par le grand archéologue allemand Heinrich Schliemann.  Mais c'est un archéologue anglais, sir Arthur Evans, qui organisa les fouilles et se lança dans les essais de reconstitution hardis  - et aujourd'hui contestés - que nous voyons actuellement.
    Ce palais est le plus grand et le plus important de l'époque minoenne. On a découvert plus de 800 pièces dans cet ensemble architectural qui fait inévitablement penser au labyrinthe du roi Minos ; on estime aujourd'hui qu'il devait y avoir plus de 1300 pièces.
     

    Détail du vestibule à colonnes le long du passage nord,
    restauré et décoré d'une copie de la fresque en relief du taureau
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    Plan du palais d'après A. Evans


 

1. Cour centrale
2. Entrée Nord
3. Entrée Ouest
4. Entrée Sud
5. Entrée Est
6. Salle hypostyle Nord
7. Magasins Nord-Est
8. Salle du trône
9. Escalier monumental vers le 1° étage
10. Magasins Ouest
11. Corridor de la procession
12. Escalier monumental vers le 1° étage
13. Grand escalier
          conduisant aux appartements royaux
14. Appartement du roi (hall des doubles haches)
15. Appartement de la reine
16. Sanctuaire des doubles haches

    Les reconstitutions d'Evans :
    elles permettent ici de reconnaître les différents étages de la construction, reliés par des escaliers monumentaux (cf. plan)

Magasins au rez-de-chaussée : jarres (pithoï) rangées contre les murs.
Le nombre de vases retrouvés atteste de l'importance commerciale du palais.
Au milieu, coffres en pierre, peut-être des urnes funéraires enterrées (cistes)
 


     Aire du théâtre : cour dallée entourée de deux séries de gradins en forme de L,
    et traversée en diagonale par une voie processionnelle.

 

    On retrouve la même disposition sur le site de Phaïstos, ci-dessous

 


 

 

Grande jarre (pithos) trouvée sur le site de Phaïstos

 

  Henri Miller, découvrant la plaine de la Messara depuis l'acropole de Phaistos :

    "A mes pieds, se déroulant comme un tapis magique, à l'infini, s'étendait la plaine de la Messara, ceinte d'une chaîne majestueuse de montagnes. De ces hauteurs sublimes et sereines, elle a toute l'apparence des jardins d'Eden. Aux portes mêmes du Paradis, les descendants de Zeus ont fait halte ici, sur la route de l'éternité, pour jeter un dernier regard sur la terre, et ils ont vu, avec les yeux de l'innocence, que la terre est en vérité telle qu'ils l'avaient toujours rêvée : un lieu de beauté, de joie et de paix. Au fond de son coeur, l'homme est uni au monde entier."        (H. Miller 1891-1980  Le Colosse de Maroussi)

 

Disque de PhaistosUne curiosité archéologique ...

Le disque de Phaistos

                        Il s'agit d'une tablette d'argile découverte à Phaistos en 1908, et qui date vraisemblablement du II° millénaire av. J.C. ; elle porte sur ses deux faces des inscriptions en écriture pictographique, sans doute syllabique (un dessin = une syllabe), non encore déchriffrée malgré les multiples interprétations proposées.
                        Quarante-cinq signes différents sont utilisés ; ils ont été imprimés sur l'argile humide à l'aide de tampons ou de poinçons, ce qui en fait le plus ancien exemple "d'imprimerie" connu à ce jour !
                        Aucun autre objet découvert à Phaistos ne porte ce genre d'idéogrammes.

 


Texte de
Diodore de Sicile :
Minos et la thalassocratie crétoise